
Hier Rêve d'avenir
Les deux sculptures Rêve d’Avenir montrent comment chaque matériau, chaque détail, chaque transformation raconte une étape de sa croissance.
Hier Rêve d'avenir
Matériaux : bois et marbre
La première version — sculptée en bois, avec ce dragon en marbre posé sur ses genoux — appartenait encore au monde des racines : la douceur du bois, le symbole protecteur du dragon, la mémoire des traditions chinoises qui m’accompagnent depuis dix années de création en Chine.
Et déjà, un signe apparaissait : ce bonnet Labubu que porte l’enfant.
Un clin d’œil venu de la culture urbaine contemporaine, de ces figurines devenues icônes générationnelles en Chine et en Asie. Labubu, avec son air espiègle et fragile, incarne l’enfance, l’étrangeté, la douceur et cette faculté de rêver autrement. L’intégrer dans la sculpture, c’était faire entrer la sensibilité d’une génération qui mêle héritage, pop culture et poésie moderne.
L’enfant reste dans son geste de recueillement, mais il irradie désormais une lumière étrange, comme un être à la fois très ancien et déjà tourné vers demain.
Le dragon en marbre de la première version racontait le passé, l’héritage. La matière de cette nouvelle version raconte l’élan, la projection, l’inconnu lumineux. Et le bonnet Labubu assure le passage entre les deux : un symbole tendre et espiègle qui relie l’enfant du bois à l’enfant de lumière.
Ainsi, Rêve d’Avenir n’est pas une suite d’œuvres séparées, mais une chronologie vivante : un enfant d’hier, porteur d’un dragon ancestral, devenu aujourd’hui une figure sidérale tournée vers le futur — un rêve qui, à chaque nouvelle matière, révèle une autre facette de lui-même, avançant pas à pas sans jamais perdre son cœur.





